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@journalducameroun Mon, 12 Oct 2026 14:46:01

Transparence budgétaire : le Cameroun gagne 8 points et passe à 58/100 en 2025

© DR Le Cameroun améliore sa performance en matière de transparence budgétaire avec un score de 58 sur 100 en 2025, contre 50 en 2023, selon l'Enquête sur le budget ouvert de l'International Budget Partnership (IBP). Une progression de 8 points saluée par le gouvernement. Bonne note pour Yaoundé en matière de finances publiques. Selon les résultats de l'édition 2025 de l'Enquête sur le budget ouvert (Open Budget Survey) publiés par l'International Budget Partnership (IBP), le Cameroun affiche un score de 58/100 en transparence budgétaire, contre 50/100 en 2023. Cette progression de 8 points traduit une amélioration significative de l'accès du public aux informations sur le budget de l'Etat et sur l'utilisation des ressources publiques. Concrètement, le gouvernement a rendu plus disponibles et plus lisibles les documents budgétaires clés : loi de finances, rapports d'exécution, rapports d'audit. Une avancée qui permet aux citoyens, à la société civile et au Parlement de mieux comprendre les choix budgétaires de l'Etat et de suivre l'usage de l'argent public. Pour les autorités, cette performance confirme les réformes engagées pour moderniser la gestion des finances publiques et renforcer la redevabilité. Des efforts restent toutefois à fournir. L'IBP pointe deux axes d'amélioration : renforcer la participation effective des citoyens aux différentes étapes du processus budgétaire et améliorer le contrôle et la surveillance des dépenses publiques par les institutions compétentes. L'objectif affiché par le gouvernement est clair : poursuivre la dynamique pour rendre l'information budgétaire encore plus accessible et consacrer une gestion des finances publiques toujours plus transparente au service des citoyens. Cet article Transparence budgétaire : le Cameroun gagne 8 points et passe à 58/100 en 2025 est apparu en premier sur Journalducameroun.com.

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Cameroun : vers une liste unique à l'élection à la présidence du MRC

© (DR) Le candidat Pierre Emmanuel Binyam menace de retirer sa liste en raison de certains manquements et, à six jours de la convention prévue le 17 octobre, impose des conditions. Dans quelques jours, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) se réunit dans le cadre de la 3è convention du parti. L'enjeu majeur de ces assises est l'élection du nouveau président national et des nouveaux membres du bureau. Deux listes de candidatures sont en lice. L'une conduite par Tiriane Balbien Noah. Et l'autre par Pierre Emmanuel Binyam. Si la première continue de battre campagne en vue de son élection sans signaler un problème majeur, la deuxième liste soulève des menaces pouvant aboutir à la remise en question de la légitimité du nouveau président qui sera élu. De ce fait, Pierre Emmanuel Binyam s'arrête un instant ; soulève le problème et fixe des conditions. Le candidat et sa liste font un constat alarmant sur le terrain. Ledit constat touche à trois points. D'abord, l'indisponibilité du corps électoral actualisé qui maintient la base dans le flou. Ensuite l'exclusion massive et inédite des délégués à travers l'ensemble des fédérations régionales, départementales et communales consécutive à l'exigence d'avoir versé une année de cotisations statutaires. Le taux national de délégués à jour de leurs cotisations pour l'année 2026 est évalué à 25% avec des disparités révélant 2 délégués à jour sur 40 ou des taux allant de 20% à 50% d'une circonscription à l'autre. Enfin, l'enclavement de certaines localités comme dans le Grand-Nnord où certains délégués sont dans l'incapacité de se déplacer pour prendre part à la convention. Pour la liste de Binyam, voter dans ce contexte " priverait le futur top management de toute légitimité politique, semant les germes d'une profonde frustration interne et d'une démobilisation tragique à la veille des élections municipales et législative de 2027 ". Ainsi fixe-t-elle des exigences pour éviter une éventuelle crise au MRC. Il s'agit de la levée de l'exigence des cotisations comme condition stricte de vote pour l'ensemble des délégués comme en 2018 et en 2023 ; de la publication immédiate et sans délai du corps électoral provisoire actualisé ; de la prolongation du délai de paiement des cotisations statutaires jusqu'au 17 octobre ; de la prise en charge solidaire du transport aller-retour des délégués du Grand-Nord. Si ces conditions ne sont pas remplies, Pierre Emmanuelle Binyam menace de retirer sa liste de candidatures. Si cette liste se retire, il ne restera plus que celle de Balbine Noah. Le vote dans ce cas, ne sera plus qu'une simple formalité. Le parti va-t-il donc céder aux exigences du camp Binyam ? Ces quatre derniers jours sont essentiels pour le règlement des problèmes qui sont sur la table. Cet article Cameroun : vers une liste unique à l'élection à la présidence du MRC est apparu en premier sur Journalducameroun.com.

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Le Cameroun appelle à la solidarité internationale accrue en faveur des pays d'accueil des réfugiés

© DR Le pays réaffirme son engagement en faveur de la mise en œuvre du Pacte mondial pour les réfugiés. C'est l'un des points forts du propos du ministre de l'Administration territoriale (Minat), Paul Atanga Nji, à l'ouverture de la 77è session du Comité exécutif du HCR. Représentant du chef de l'Etat Paul Biya à la 77è session du Comité exécutif du haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), le ministre Paul Atanga Nji a fait une déclaration le 12 octobre à Genève en Suisse. Dans son propos, le Minat souligne le contexte particulier qui entoure la tenue de la session. Il est marqué par des niveaux élevés des besoins et la pression humanitaire dans le monde en général et dans les régions et pays en particulier. Et par la réduction drastique de l'assistance en faveur des réfugiés. D'après le ministre, cette situation entraine une pression financière supplémentaire sur les Etats d'accueil comme le Cameroun. Et ce malgré sa volonté affichée de soutenir ces réfugiés. Les chiffres sont révélateurs à cet effet. Le pays héberge sur son sol environ 500 000 réfugiés et 20 000 demandeurs d'asile venant principalement des pays limitrophes. Les réalités qu'impose le contexte actuel pousse ainsi le représentant du Cameroun à la session à proposer des mesures visant à donner une réponse adaptée au problème humanitaire. Paul Atanga Nji exhorte la communauté internationale à accroitre la solidarité en faveur des pays d'accueil des réfugiés. Aussi, le membre du gouvernement demande avec insistance que le carnet de chèques des partenaires au développement en faveur des réfugiés soit connu et accessible pour plus de célérité et d'efficacité dans l'assistance des réfugiés. Le Cameroun pour sa part " assume pleinement ses responsabilités d'Etat d'accueil ". Le pays privilégie comme solution durable à la gestion humanitaire, " celle du retour volontaire dans la sécurité et la dignité. " Déclare le ministre en rappelant que le Cameroun a signé deux accords tripartites pour matérialiser cela. L'un en 2017 avec le Nigeria et le HCR et l'autre avec la République centrafricaine et le HCR. Dans cette dynamique, le pays a contribué au retour volontaire des plusieurs contingents de réfugiés centrafricains dans leur pays ces dernières années. Cet article Le Cameroun appelle à la solidarité internationale accrue en faveur des pays d'accueil des réfugiés est apparu en premier sur Journalducameroun.com.

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Cameroun : vers la nomination du président et d'un membre du Conseil constitutionnel

© DR Après le décès du président Clément Atangana et du membre du Conseil constitutionnel Bah Oumarou Sanda, les procédures sont en cours pour la nomination de leurs successeurs. Suite au décès du conseiller Bah Ouramarou Sanda survenu le 07 août 2026 et du président du Conseil constitutionnel Clémet Atangana le 04 octobre dernier, des dispositions se mettent en place en vue de de la nomination de nouvelles figures au Conseil des sages. Lundi 12 octobre 2026, le bureau de l'Assemblée nationale a tenu une réunion pour se pencher sur un pan de la question. Le président de la chambre basse du parlement et les membres du bureau qu'il préside ont traité de la désignation d'un nouveau membre du Conseil constitutionnel en remplacement de Bah Oumarou Sanda. Cette désignation se fait en conformité avec l'article 51 de la Constitution. L'alinéa 2 de cet article prévoit la désignation de trois membres du Conseil par le président de l'Assemblée nationale après avis du bureau. L'alinéa 3 règle la question de succession après le décès. D'après une communication de l'Assemblée nationale à l'issue de la réunion du 12 octobre, ladite séance portait essentiellement sur le sujet. Le président de l'Assemblée nationale a ainsi recueilli l'avis du bureau. Il a revêtu de tous ses pouvoirs pour désigner le membre du Conseil constitutionnel manquant. Une fois désigné, l'étape suivante est de transmettre le nom du nouveau membre au président de la République qui a le pouvoir de nommer par décret la personnalité comme membre du Conseil. C'est aussi au président de la République qu'il revient de nommer le nouveau président dudit conseil. Le même article de la Constitution précise à cet effet que le chef de l'Etat nomme trois membres du Conseil y compris le président de ce dernier. Trois jours après le décès de Clément Atangana l'ancien président, le Conseil constitutionnel sous la conduite du doyen d'âge Paul Nchoji Nkwi a constaté la vacance de poste du président. Cette constatation ouvre la procédure aboutissant à la nomination d'un nouveau président. Ainsi, la nomination relevant du pouvoir discrétionnaire du président de la République, tous les regards vont ainsi converger vers le Palais de l'Unité d'où viendra la nouvelle attendue. Cet article Cameroun : vers la nomination du président et d'un membre du Conseil constitutionnel est apparu en premier sur Journalducameroun.com.

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Cameroun : le début de la session budgétaire fixé au 10 novembre 2026

© Sénat Cmr Un arrêté du président du Sénat rendu public le 12 octobre dernier convoque les sénateurs à la session parlementaire dès le 10 novembre. En perspective du travail qui les attend, le président Paul Biya a publié le même jour les orientations en vue de l'élaboration du budget de l'Etat. La troisième et dernière session parlementaire ordinaire de l'année législative 2026 s'ouvre le 10 novembre prochain au Sénat et à l'Assemblée nationale. Dans un arrêté signé le 12 octobre à Yaoundé, le président du Sénat, S.M Aboubakary Abdoulaye fixe le début de la session parlementaire au Sénat le 10 novembre à 16 heures. A l'Assemblée nationale, la séance plénière d'ouverture est prévue le même jour à 11 heures. La session poursuit un enjeu majeur : l'adoption du budget de l'Etat. Au cours de cette session ordinaire, les parlementaires vont exercer leur mission de voter les lois et de contrôler l'action du gouvernement. L'activité inscrite au cœur des attentions, est l'examen et l'adoption de la loi de règlement pour l'exercice 2026 et de la loi de finances pour l'exercice 2027. En perspective de l'élaboration du budget de l'Etat pour le prochain exercice, le président de la République a fixé le cap. Le chef de l'Etat a rendu publique le 12 octobre dernier, la circulaire relative à la préparation du budget de l'Etat. Le document indique que cette préparation reste placée sous le signe d'un budget impact socioéconomique. Le budget 2027 sera élaboré sur la base des hypothèses indiquant un taux de croissance du PIB réel de 3,6%, un taux d'inflation de 3,2%, un déficit budgétaire global de 2,7% du PIB, un déficit du compte courant de 2,8% du PIB. Les priorités du gouvernement sont orientée entre autres vers le renforcement des capacités de l'offre énergétique et la restauration de l'équilibre financier du secteur de l'électricité ; le développement des infrastructures de transports ;  l'accélération de la mise en œuvre du Plan intégré Import-Substitution agropastoral et halieutique sur le triennat 2027-2029, le renforcement de la cohésion sociale et du processus de décentralisation à travers l'autonomisation financière des collectivités territoriales décentralisées. JDC reviendra sur les détails de ce document dans d'autres publications. Cet article Cameroun : le début de la session budgétaire fixé au 10 novembre 2026 est apparu en premier sur Journalducameroun.com.

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Route Douala-Bafoussam : le Cameroun décroche 139,2 milliards FCFA auprès de la BID

© DR Le Cameroun a signé le 13 octobre 2026 à Bangkok un accord de prêt de 212,35 millions d'euros, soit environ 139,2 milliards de FCFA, avec la Banque Islamique de Développement pour la réhabilitation de la route Douala-Bafoussam. L'accord a été paraphé en marge des Assemblées annuelles du FMI et de la Banque Mondiale. Le financement vise un axe jugé stratégique pour l'économie nationale et sous-régionale. La route Douala-Bafoussam relie la capitale économique, Douala dans le Littoral, au chef-lieu de la Région de l'Ouest, Bafoussam, cœur du bassin agricole du pays. Le projet s'inscrit dans la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 (SND30). Objectif : améliorer la mobilité des personnes et des biens, fluidifier le transport et faciliter l'écoulement des produits agricoles de l'Ouest vers les principaux centres de consommation du pays et vers les pays voisins. Selon le MINEPAT, cet aménagement contribuera substantiellement à réduire les coûts et les délais de transport sur cet axe, où la dégradation de la chaussée pèse lourdement sur les opérateurs économiques. A l'issue de la signature, le Ministre de l'Economie a exprimé la gratitude du Gouvernement camerounais à l'endroit des hautes autorités de la BID, au regard de ses appuis multiformes au développement du Cameroun. Cet article Route Douala-Bafoussam : le Cameroun décroche 139,2 milliards FCFA auprès de la BID est apparu en premier sur Journalducameroun.com.

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Trafic de médicaments : l'Opération CRIPHARM XI enregistre 773 saisies en Afrique centrale et de l'Ouest

© DR L'Opération CRIPHARM XI vient de livrer ses résultats. Menée par 17 administrations douanières de la Région Afrique Occidentale et Centrale de l'Organisation Mondiale des Douanes, l'opération a permis de recenser 415 cas pour 773 saisies de produits illicites, dont 71,80% de médicaments. Le Cameroun se hisse à la 3e place avec 41 cas et 131 saisies, le plus grand nombre de saisies de la région. CRIPHARM, acronyme de CRIminalité PHARMaceutique, est une opération spéciale et conjointe de lutte contre les trafics illicites de produits pharmaceutiques et autres produits dangereux, coordonnée par l'Organisation Mondiale des Douanes pour l'Afrique Occidentale et Centrale (OMD-AOC). Pour sa XIe édition, la mobilisation a été inédite. A la lecture des résultats, l'Opération CRIPHARM XI a mobilisé 17 administrations douanières de la sous-région. Bilan : 415 cas recensés pour 773 saisies. Un bond significatif par rapport à la précédente édition. L'Opération CRIPHARM X avait enregistré 232 cas pour 440 saisies. On note donc une hausse de 183 cas et de 333 saisies, signe de l'intensification des trafics mais aussi de l'efficacité du dispositif de surveillance. Dans ce classement régional, les Douanes Camerounaises tirent leur épingle du jeu. Elles occupent la 3e place avec 41 cas pour 131 saisies. Si la République Centrafricaine (84 cas) et le Nigéria (65 cas) devancent le Cameroun en nombre de cas, le Cameroun se trouve au sommet en termes de volume de saisies avec 131 saisies, devant tous les autres pays. Sur le plan national, la répartition révèle les points chauds du trafic. Le Secteur des Douanes du Sud-Ouest vient en tête avec 10 cas et 24 saisies, suivi de la Zone II de l'Opération HALCOMI III (9 cas pour 34 saisies) et du Secteur des Douanes de l'Extrême-Nord (9 cas pour 39 saisies), deux zones frontalières particulièrement exposées. La nature des produits saisis confirme l'enjeu de santé publique. Les médicaments et autres produits pharmaceutiques arrivent en tête avec une part colossale de 71,80% des saisies. Au-delà des chiffres, CRIPHARM XI s'impose comme un instrument de souveraineté sanitaire et de coopération douanière. Si l'opération est désormais derrière, les autorités assurent que la lutte contre le commerce illicite se poursuit, aux frontières comme à l'intérieur du territoire. Cet article Trafic de médicaments : lOpération CRIPHARM XI enregistre 773 saisies en Afrique centrale et de lOuest est apparu en premier sur Journalducameroun.com.

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Patrimoine culinaire CEMAC : l'UNESCO et la CRESPAC au chevet des saveurs en voie de disparition

© DR Le Bureau régional de l'UNESCO pour l'Afrique centrale accueille le 13 octobre 2026 un atelier dédié à la valorisation des traditions culinaires en voie de disparition dans l'espace CEMAC. Organisée par la Chaîne des Restaurateurs pour la Promotion du Patrimoine de la Cuisine Camerounaise (CRESPAC), la rencontre réunit experts du patrimoine, FAO et ministères camerounais autour des savoir-faire culinaires menacés. L'initiative vise à sauvegarder un pan essentiel de l'identité culturelle d'Afrique centrale. Autour de la table, des experts du patrimoine culturel, des représentants de la FAO, du MINREX, du MINAC, du MINTOUL, du MINRESI et de plusieurs autres institutions planchent sur les saveurs, les méthodes de cuisson et les savoir-faire qui font la richesse et la diversité des histoires de la sous-région. L'enjeu dépasse la simple gastronomie. A travers la Convention de 2003 pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, l'UNESCO œuvre à la préservation et à la transmission des savoirs, pratiques et traditions qui constituent la mémoire vivante des communautés. Dans un contexte de standardisation alimentaire et d'urbanisation rapide, de nombreuses recettes ancestrales, techniques de conservation et rituels liés à la cuisine sont menacés d'oubli. Cet atelier se veut donc un cadre de réflexion sur trois axes : la sauvegarde urgente de ce patrimoine culinaire, sa transmission aux générations futures et sa valorisation comme vecteur d'identité culturelle et de développement durable. Une manière de faire de la cuisine un levier de fierté, de tourisme et de résilience culturelle. Cet article Patrimoine culinaire CEMAC : lUNESCO et la CRESPAC au chevet des saveurs en voie de disparition est apparu en premier sur Journalducameroun.com.

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Investissements : le Cameroon Investment Forum attendu du 18 au 20 novembre à Yaoundé

© DR A un mois du Cameroon Investment Forum (CIF 2026), l'Agence de Promotion des Investissements (API) intensifie la promotion de la destination Cameroun. Présente du 6 au 8 octobre à Djibouti dans le cadre de la Mission Économique de la Francophonie, l'API a noué des contacts prometteurs dans le numérique et l'agriculture tout en mobilisant pour le grand rendez-vous de Yaoundé prévu du 18 au 20 novembre 2026. Le Cameroon Investment Forum (CIF) est la plateforme de référence du gouvernement camerounais dédiée à la promotion des investissements. Organisé par l'API, ce forum biennal réunit investisseurs nationaux et internationaux, bailleurs, institutions et secteur privé autour des opportunités concrètes offertes par le Cameroun. Pour l'édition 2026 prévue du 18 au 20 novembre, l'objectif est de catalyser des projets à fort impact en matière de création d'emplois, de transfert de technologies et de transformation structurelle de l'économie, en droite ligne avec la Stratégie Nationale de Développement SND30. L'offensive de Djibouti s'inscrit dans cette dynamique. Du 6 au 8 octobre 2026 à Djibouti, l'API, représentée par Madame Ambomo Ndongo Hélène Hortense, Chef de service de la Coopération multilatérale, a porté les opportunités d'investissement du Cameroun auprès des investisseurs internationaux. Cette participation a permis d'établir des contacts prometteurs dans les secteurs porteurs du numérique et de l'agriculture, et d'explorer des perspectives de coopération institutionnelle avec l'Agence Nationale de Promotion des Investissements (ANPI) de Djibouti. A travers des échanges B2B ciblés et des interventions médiatiques, notamment sur France 24, l'API poursuit sa mission : valoriser la destination Cameroun, rassurer les investisseurs et mobiliser des partenariats susceptibles de contribuer au développement de l'économie nationale. Cet article Investissements : le Cameroon Investment Forum attendu du 18 au 20 novembre à Yaoundé est apparu en premier sur Journalducameroun.com.

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@journalducameroun 11 hours ago

Cameroun : la circulaire présidentielle sur le budget 2027 en décalage avec les réalités économiques du pays et le calendrier budgétaire

© DR Une nouvelle confrontation se profile : les conseillers économiques de la Présidence ne semblent pas en phase avec le fonctionnement réel du pays. Chaque année, le même scénario se répète : une circulaire présidentielle fixe les orientations budgétaires, puis la loi de finances suit sa propre trajectoire. Celle du 12 octobre 2026 ne fera pas exception. Le document est solennel, mais surtout, il arrive avec 109 jours de retard, comme d'habitude. Son contenu est également familier : d'une année à l'autre, on retrouve les mêmes projets, les mêmes formules et les mêmes directives. Cette continuité soulève une question simple : si ces orientations étaient véritablement mises en œuvre, pourquoi faudrait-il les répéter chaque année ? Une circulaire en décalage avec le calendrier budgétaire L'article 28 du décret du 31 mai 2019 fixant le calendrier budgétaire prévoit que la circulaire présidentielle soit publiée au plus tard le 25 juin de l'année en cours. La raison est simple : le débat d'orientation budgétaire (DOB) au Parlement se tient en juin, période au cours de laquelle le président de la République est censé définir les grandes orientations du budget. La préparation budgétaire ne commence pas en octobre pour un budget qui doit être adopté en novembre ! Sur les dix dernières années, de 2016 à 2021, toutes les circulaires ont été signées entre le 20 juin et le 30 juillet. Aucun problème à ce niveau ! Le dérapage a commencé avec le budget 2022, dont la circulaire a été signée le 30 août 2021, avant d'atteindre un retard record avec le budget 2025, le 23 octobre 2024. Le budget 2027 marque une nouvelle entorse. Quel est le problème ? Le président de la République signe sa circulaire alors que le budget a déjà été préparé. Soyons réalistes : pour la session parlementaire de novembre 2027, le chef de l'État laisse-t-il moins de deux semaines au gouvernement pour reprendre de fond en comble tout le travail réalisé depuis juin ? Et ce, alors que le projet de loi de finances est censé être transmis au Parlement 15 jours avant l'ouverture de la session ? C'est un véritable désordre ! La SND30 n'a jamais été correctement budgétisée ! Le paragraphe 3 de cette circulaire rappelle que le budget 2027 s'inscrit dans la poursuite de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30). Il ne s'agit là que d'une formule rituelle. Pourtant, une stratégie ne peut se traduire dans le budget que lorsque ses objectifs deviennent des allocations budgétaires identifiables, des calendriers de décaissement et des responsables clairement désignés pour leur réalisation. Rien de tout cela ne figure dans la circulaire. Celle-ci exige que les programmes budgétaires " découlent des cadres stratégiques de performance alignés sur la SND30 " (point 60). Le fait que le document doive encore exiger l'alignement des budgets sur cette stratégie, alors qu'il ne reste que trois ans avant son échéance, constitue un aveu d'échec : la SND30 demeure un document de référence que l'on cite, plutôt qu'un cadre qui oriente réellement les décisions budgétaires. Un double langage bureaucratique digne des manuels Le document coche méthodiquement toutes les cases du double langage bureaucratique, à commencer par le recours à des concepts creux. On nous demande de " renforcer ", de " poursuivre ", d'" accélérer ", de " garantir ", de " consolider ", d'" intensifier " et de " promouvoir ". Presque aucune des actions proposées n'est assortie d'un objectif chiffré, d'une échéance ou d'un indicateur de performance. Combien de mégawatts supplémentaires seront produits en 2027 ? Combien de kilomètres de routes seront réhabilités ? Quel pourcentage des marchés publics sera réservé aux fournisseurs locaux ? Combien de personnes bénéficieront des filets de protection sociale ? Silence complet ! Les concepts employés sont trop vagues et remarquablement élastiques : " patriotisme économique ", " budgétisation à impact socio-économique ", " approche orientée vers la jeunesse ", " suivi stratégique " et " mécanismes efficaces ". Qui pourra affirmer, en décembre 2027, que les objectifs ont été atteints ? Les seuls chiffres figurant dans le document sont macroéconomiques. Quant au seul engagement chiffré en matière de dépenses — consacrer " au moins 30 % " du budget général à l'investissement (paragraphe 28) —, il relève lui aussi de la formule : l'administration reste libre de décider ce qu'elle classe dans la catégorie des investissements. En pratique, comment atteindre cet objectif lorsque la première priorité du gouvernement consiste à rembourser sa dette afin de préserver sa crédibilité sur les marchés internationaux, comme l'a indiqué le ministre des Finances lors du débat d'orientation budgétaire ? Une lecture plus attentive de la circulaire révèle un État qui peine à payer ses créanciers dans les délais. Le document évoque la réduction des arriérés intérieurs (paragraphes 41 et 59), la dette flottante auditée accumulée entre 2000 et 2019 (paragraphe 44), les paiements en souffrance, une provision de 2 % destinée au report des crédits budgétaires (paragraphe 37), les arriérés de salaires, les cotisations de retraite non reversées et les engagements sociaux liés au personnel mis à disposition. Il demande même aux collectivités territoriales de régler leurs impayés sur leurs ressources propres. Le service de la dette pourrait atteindre 3 000 milliards de FCFA en 2027. Au regard de la faiblesse des recettes de l'État, la promesse de consacrer 30 % du budget à l'investissement risque de rester lettre morte. Le paragraphe 23 préconise une " mobilisation optimale des recettes intérieures non pétrolières ". Or, le secteur pétrolier est en contraction, l'assiette fiscale est étroite et l'économie informelle demeure considérable. La circulaire reconnaît elle-même cette réalité en proposant de restreindre les paiements en espèces. Les mesures envisagées — facturation électronique, fiscalité en temps réel, fiscalité minière et prélèvements douaniers " ciblés et marginaux " — sont des chantiers de longue haleine. Aucun ne s'accompagne de prévisions de recettes chiffrées et mesurables. Pire encore, 2027 pourrait être une année électorale, ce qui risque de compromettre l'optimisation de la mobilisation des recettes. Le président n'en dit mot, illustrant une nouvelle fois le double langage bureaucratique. Pourtant, tous les acteurs économiques et politiques s'y préparent déjà ! Ce qui manque : les fonds propres Cette circulaire ne permettra pas au pays d'avancer. Nous n'attendons pas du président de la République et de ses conseillers une litanie de vœux pieux, déconnectés des réalités économiques nationales et du calendrier budgétaire. D'autant plus que la circulaire reste enfermée dans une approche unique : l'endettement. Dix paragraphes sont consacrés à la dette (paragraphes 52 à 59), au Comité national de la dette publique, aux émissions de titres et aux emprunts concessionnels et non concessionnels. Pourtant, le financement structurel à long terme ne peut reposer exclusivement sur la dette, qui alourdit les charges futures de remboursement et expose le pays aux risques liés aux taux d'intérêt et aux taux de change. Nous attendons du président de la République et de ses conseillers une véritable thérapie de choc face aux urgences financières du moment. Ce dont le Cameroun a besoin, ce sont des fonds propres : des apports en capital permettant de partager les risques plutôt que de créer de nouvelles dettes. Cela suppose d'ouvrir les projets d'infrastructures aux investisseurs institutionnels, notamment les fonds de pension, les compagnies d'assurance et les fonds souverains ; de développer le capital-investissement et les fonds d'infrastructures ; de dynamiser les marchés financiers régionaux ; d'attirer les investissements directs étrangers grâce à des cadres juridiques stables ; et de mobiliser l'épargne de la diaspora. Surtout, le Cameroun doit tirer parti de l'excès de liquidités qui circule dans le secteur informel en créant une monnaie électronique. L'argent que le ministère des Finances (MINFI) recherche à l'étranger est déjà disponible au Cameroun, mais il reste piégé dans l'économie informelle et la thésaurisation. Il faut remettre cet argent en circulation ! La seule référence de la circulaire à cette question, au paragraphe 32, concerne la prise de participations de l'État dans des institutions financières internationales. Nous sommes loin d'une stratégie d'investissement fondée sur la participation au capital pour financer des barrages ou des autoroutes. Un fonds d'investissement alimenté par les revenus miniers et reposant sur une gouvernance transparente serait bien plus conforme à l'ambition affichée que dix nouvelles directives appelant à la rationalisation. Cette circulaire n'a rien d'original. Elle restera ce qu'elle est depuis des années : une litanie d'intentions. Le Cameroun a besoin d'argent pour survivre, pas de discours supplémentaires ! Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD et HDR Deuxième vice-président national du Social Democratic Front (SDF). 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